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vendredi 21 décembre 2018

FAUSSES PRIORITÉS


LES FAUSSES PRIORITÉS par François Bouquin
Pourquoi d'un autre coté les dommages à l'eau, les extinctions de masse, les pollutions multiples, la fertilité qui s'effondre dans les pays riches, et dont la réalité est pourtant établie sans la moindre ambiguïté, pourquoi tout cela ne semble-t-il pourtant pas constituer une priorité pour les plus grands gourous du climat ? Le GIEC, ses omissions, ses mensonges, ses réunions dans des hôtels de luxe, partout autour du monde, et maintenant ses beaux projets industriels de géo ingénierie pour utiliser vos taxes. Mais pour le cycle de l'eau, le vivant, les pollutions rien. Pas un mot pour les autres causes que le CO2. Pour ceux qui ont oublié, les atomes, la matière, sont une agitation électrique du vide. Aussi, la lecture électrique et magnétique d'un phénomène quelconque est toujours un indicateur pertinent et c’est d’ailleurs principalement dans ce domaine que notre expertise scientifique progresse actuellement. Une bonne grille de lecture est donc, depuis le début de l’ère industrielle, quels sont les changements susceptibles de modifier l'électromagnétisme terrestre ? - Le cycle de l’eau a été littéralement défoncé partout. Les nappes qui assurent la lubrification des sols ont été vidées, et en surface on a asséché tant que l’on a pu les zones humides, les faire disparaître, les cultiver et bâtir jusque dans les lits majeurs des rivières. Comme ça ne suffisait pas on a fait des assainissements collectifs qui n'infiltrent plus les sols, artificialisé les terres des villes et donc toute l'eau va directement aux rivières, donc à la mer. La terre devient sèche. Une terre sèche ne s’oppose plus au froid, ni au chaud tout simplement puisque elle a perdu l’essentiel de sa capacité calorifique, celle de l’eau qui est énorme, en particulier avec sa chaleur latente. Mais pas seulement cela. En perdant son eau la terre est aussi devenue moins conductrice à l’électricité puisque elle perd alors aussi ses ions qui sont ses conducteurs électriques. Les tensions électriques statiques au sol ne sont plus reliées efficacement à la terre. Elles augmentent alors fortement en surface tout comme en altitude et vont donc modifier les courants Jets qui sont extrêmement sensibles et intimement liés à ces tensions de surface, fait connu depuis 100 ans étudié en détail depuis les années 50. Avec une tension statique plus élevée, la masse nuageuse va s’élever, les hautes pressions et anticyclones seront favorisés, la pluie sera alors plus rare, le climat se désertifie. C’est donc avant tout pour des raisons électriques que l’eau appelle l’eau, et le sec, la sécheresse. La sécheresse des sols est la cause du réchauffement des sols bien avant d'en être ensuite un conséquence. - La biodiversité a aussi été massacrée. Chacun le voit. En particulier depuis 30 ans avec l’arrivée des nouveaux phytosanitaires très puissants et l’explosion des rejets en tous genres. Or on le sait maintenant, une multitude de ces petits machins vivants agissent sur le climat par des moyens chimiques ou mécaniques. Et sans eux, sans ces micros régulateurs, les équilibres électriques des grandes dynamiques terrestres sont alors aussi perturbés. - Les sols ont été fortement métallisés en raison de l’industrialisation, de ses rejets, mais aussi des constructions métalliques dont nous avons tapissé notre terre. Là encore, pas besoin de faire un doctorat en génie électrique pour comprendre que la composante électrique terrestre a énormément changée en 150 ans. La terre est ainsi devenue plus conductrice via les métaux remontés en surface, et nettement moins en raison de la perte de l’eau dans ses sols. En remplaçant le conductivité électrique de l’eau par celle de métaux sur l’enveloppe terrestre, l’homme a changé la signature électromagnétique terrestre car l’eau se comporte bien différemment des métaux devant un champ électrique et magnétique. Je ne parle même pas de la pollution aux radios éléments qui ont ionisés toute la terre et que l’on suspecte fortement de provoquer aussi un assèchement de longue durée tel qu’observé au Sahara après les essais atomiques français ou plus récemment sur la côte ouest après Fukushima. - L’atmosphère elle aussi a subit de profond changements électromagnétiques. Elle est maintenant devenue un bouillon de photons très agités, jour et nuit, dans une gamme de fréquences allant de quelques Hz à des centaines de Terra Hz. Notre air, là où le climat se réalise, est maintenant constamment excité, jour et nuit. Et ça, c’est nouveau. Et en augmentation constante. Or que fait un objet constamment secoué ? Il vibre. Et comment se comporte un objet qui vibre en permanence ? Il se déplace d’une pichenette, d'un rien, au moindre souffle. Pour comprendre a quel point nous avons fait fort il suffit de constater que nous avons réussi a créer involontairement une bulle artificielle de VLF électromagnétiques qui se mesure tout autour de la terre (Etude NASA). L’on peut alors aussi constater notamment aux états unis, que les tornades, qui sont des phénomènes électriques, aiment de plus en plus les villes qui sont pour elles de véritables aimants. Conclusion: Dans cette lecture électrique de notre climat ou se situe le CO2 ? Nul part ou presque, puisque c’est un isolant, comme l’azote, mais meilleur encore. Donc d’un point de vue électrique le CO2 est quasi sans effet. Bien me direz-vous, mais ça change quoi ? Cela change l’ordre de priorité des réparations pour commencer par la préservation de la vie. 1 Restaurer les cycles de l’eau, car sans eau, pas de vie, et un climat pourri qui joue alors au yo-yo. Et même pire si vous vous rapportez à la thèse de doctorat de James Demeo sur le lien amplement vérifié entre le manque d’eau et patriarcat violent. (Livre et thèse : Saharasia). 2 Réduire les pollutions issues des combustions, non pour une question de CO2 mais d'abord pour réduire les rejets annexes qui métallisent les sols et les particules qui tuent le vivant. Pour cela il faut apprendre à mieux brûler, par exemple avec l’aide de plasma ou de catalyse électromagnétique. Si le CO2 pose effectivement un problème d’acidification des eaux et d’augmentation des hydrocarbonates dans l’alimentation pour la rendre moins nourrissante, et à ce titre doit être maîtrisé, stabilisé, au niveau climatique, le CO2 est probablement sans grande importance en comparaison des facteurs électriques. 3 Protéger ce qu’il reste de biodiversité car la terre est un organisme vivant dont la stabilité électrique repose sur une multitude de sous-ensembles vivants et complémentaires. Nous sommes un avec la terre. Tuer le vivant c’est se tirer dans le pied. Un minimum de connaissances en physique quantique, en particulier des mécanismes d’intrication suffit amplement pour s’en convaincre. 4 Développer des technologies énergétiques de seconde génération bio sourcées de manière à résoudre deux problèmes en un: Celui des ressources non transmutées disponibles en quantité limitées, et les pollutions métalliques. Le graphène est dans ce domaine notre meilleur espoir actuel. 5 Faire une guerre sans faille à la corruption des lobbys qui veulent nous faire adopter leurs vessies comme lanternes. A défaut leur vision a court terme s’imposera et il suffit de regarder ce notre terre actuelle pour comprendre les conséquences d’une vision corrompue. La fortune pour une minorité, la souffrance pour tous les autres, et notre avenir en berne.
François BOUQUIN



mardi 9 octobre 2018

MOBILISONS-NOUS


NOTRE PAYS, C’EST LA TERRE
Notre pays c'est la terre. Notre peuple c'est l'humanité ! Ce thème, au cœur de l'action de plusieurs mouvements citoyens dans le monde entier devient de plus en plus concret face à la montée des risques écologiques et aux attaques croissantes contre les valeurs humanistes portées par une nouvelle peste brune. Celle ci se trouve tragiquement incarnée par le risque de voir élire, dans le pays du forum social mondial, le Brésil, un candidat fasciste, misogyne, homophobe et nostalgique de la dictature militaire. Au même moment le nouveau rapport du GIEC sur le climat montre que les risques de voir notre terre devenir de plus en plus inhabitable, se transformer de "terre- mère" en "terre- serre" sont réels. Il nous faut faire face simultanément à ces deux risques, en comprendre le lien systémique et la réponse elle même systémique à y apporter. C'est l'objet de l'échange ci dessous que nous avons eu récemment au sein de l'archipel citoyen des Jours heureux en écho au formidable rassemblement de Bayonne lors de l'arrivée du Tour d'Alternatiba.
Le défi est en effet vertigineux et pour le moment, outre le versant écologique du dérèglement climatique, celui du réchauffement, nous sommes en plein dans son versant émotionnel, celui de la glaciation sociale dont la montée du néofascisme constitue une illustration gravissime après les formes diverses de replis identitaires. Le Brésil est au confluent de ces deux risques puisque la destruction de la forêt amazonienne est citée dans l'article que tu évoques comme l'une des causes possibles de l'emballement des boucles rétroactives vers la terre-serre. Or l'élection éventuelle du candidat d'extrême droite en tête des sondages du premier tour serait une circonstance aggravante car, outre son éloge de la dictature, sa justification du viol et son racisme, ce type est en outre un irresponsable total sur le plan écologique. Trump avait lui même illustré cette double face du double dérèglement climatique. Les effondrements (je préfère ce pluriel au singulier qui relève d'une collapsologie à la fois romantique et mortifère) sont aujourd'hui aux deux bouts de la chaîne : celui écologique concernant le climat et la biodiversité d'un côté, celui culturel et moral de la mise en cause des valeurs humanistes les plus fondamentales de l'autre. Nous assistons, comme dans les années trente, à la propagation dangereuse d'une épidémie de "peste émotionnelle" pour reprendre l'analyse de Wilheim Reich dans son livre de référence "Psychopathologie de masse du fascisme". Quand des catégories sociales vivent à la fois la peur du déclassement et une répression de leur Énergie libidinale, cela se traduit par une régression émotionnelle massive. Au lieu de se retourner contre le système capitaliste qui est à l'origine de leur déclassement social elles se retournent contre plus pauvres, plus exclues qu'elles, afin de maintenir leur rang dans cette peur de la dégringolade sociale. Hier ce sont les juifs, les tziganes, les homosexuels, les immigrés européens qui en ont fait les frais. Aujourd'hui ce sont principalement les immigrés non européens qui en sont les victimes mais aussi dans le cas de Trump et du néofascisme brésilien les femmes et les homosexuels. Ce double dérèglement climatique qui aggrave le diagnostic d'alerte nous offre paradoxalement pourtant une opportunité : d'un côté le néofascisme se heurtera de plus en plus au principe de réalité écologique et sa stratégie du déni illustrée par Trump ne pourra tenir longtemps face à la réalité des risques. Très vite la réponse nostalgique à la peur dont il est porteur se révélera une impasse, et comme le propre des réactions émotionnelles est de Pouvoir passer rapidement d'une posture à une autre, il nous faut préparer sans attendre l'heure du retournement comme l'ont fait les résistants pendant la seconde guerre mondiale par rapport au fascisme. Du même coup il nous faut activer sans attendre le second volet de la lutte contre la peste émotionnelle qui est celui de la fraternité et du bien-vivre en acte en s'appuyant en particulier sur la résistance majeure des femmes comme on le voit au Brésil et aux États Unis. Il nous faut en outre travailler fortement, comme nous le proposons pour Villarceaux l'alternative au collapse moral et spirituel en interpellant les grandes traditions spirituelles et notamment religieuses sur leur rôle dans ce combat. Après tout elles portent dans leur longue histoire une double face : celle, noire, des intégrismes et des guerres du sens religieuses ou idéologiques (stalinisme) mais aussi celle lumineuse de l'appel à l'amour (christianisme), à la miséricorde (l'Islam), à la compassion (bouddhisme), à l'égalité (communisme). Comme on l'a vu avec l'encyclique du pape Laudato SI ou avec l'initiative du sommet des consciences qui a joué un rôle important dans l'accord de Paris , quand c'est la face lumineuse qui l'emporte sur la face sombre cela se traduit à la fois par une avancée de la conscience écologique et un recul de la peste émotionnelle. Et là ce sont des milliards d'êtres humains qui sont directement influencés par cette autre forme de variation climatique. Au fond la question centrale n'est pas celle de la mort : nous mourrons, nos enfants et petits enfants mourront, les générations futures mourront et nous pouvons d'ores et déjà prédire, malgré quelques prédictions transhumanistes, que les sept milliards et demi d'êtres humains actuels mourront. Cette constatation banale qui va bien au delà des prédictions catastrophiques sur le fait qu'il ne resterait qu’un ou deux milliard d'êtres humains après une série de catastrophes et de guerres (scénarios de la CIA) met aussi en évidence que le vrai problème n'est pas la mort elle même mais le fait de ne pas vivre pleinement, dignement, intensément, avant de mourir. C'est ce que ne comprennent pas les survivalistes, expression caricaturale de ce que j'appelle la collapsologie névrotique et mortifère, à la différence de cette mobilisation des forces de vie même en situation de catastrophe que l'on pourrait nommer "la collapsologie érotique". Ils se préparent à se terrer avec leurs vivres et leurs armes et quand ils sortiront (peut être) de leurs bunkers ce sera pour continuer de se battre contre les autres survivants. À l'inverse comme le rappellent Pablo Servigne et Rafael Stevens, la clef d'une réponse à une situation d'effondrement c'est la solidarité qui en redonnant confiance dans les autres, rouvre la confiance dans l'avenir. Mobilisons donc sans attendre l'éros, les forces de vie face à Thanatos comme le dit Edgar Morin dans son hommage à Stephane Hessel pour agir face au double dérèglement climatique. 
Comme hier il nous faut donc à la fois une stratégie à court terme contre le pire, stratégie tout à la fois écologique et sociale donc, et une perspective de moyen terme comme l'a compris le CNR hier en étant aussi capable de se projeter dans l'avenir avec son programme anticipateur qu'il a choisi de manière significative de nommer "Jours heureux". C'est tout l'enjeu de ce que l'on pourrait nommer le Projet d'un CMR, un "Conseil mondial de la Résilience"!
Patrick Viveret – Illustration de Yak.